Le musée du Louvre recel de nombreuses merveilles, dont la stèle d’Hammurabi, sur laquelle est gravé le Code d’Hammurabi.

Je ne saurais trop vous conseiller de lire tout l’article wikipédia, et surtout de passer au musée pour la voir en détail, mais pour résumer, il s’agit d’un bloc de pierre sur lequel sont gravés des textes que l’on pourrait qualifier de Loi, datant d’environ 3800 ans.

Le haut de la stèle est une sculpture du roi babylonien Hammurabi se tenant devant le dieu du soleil, également en charge de la justice (on voit déjà poindre la question du cumul pour les élites…).

Pour le contenu, je cite Wikipédia :

Les différents « articles » du Code d’Hammurabi, fixent différentes règles de la vie courante. Les lois qui y sont rassemblées touchent aux apports qui unissent les groupes sociaux, la famille, l’armée, la vie religieuse et la vie économique. Elles ont toujours trait à des situations très précises concernant les vols, les prêts, les honoraires, les contrats, les fermages, les débiteurs insolvables, les esclaves fugitifs, le statut de la femme. Il n’y a pas d’idée générale ni de concepts abstraits exprimés pour justifier telle ou telle disposition, il n’y a pas non plus d’ordre logique dans la présentation.


Je pourrais parler du nombre de cornes du dieu et de ce que cela implique sur sa puissance, ou bien des symboles présents dans cette sculpture qui permettent d’identifier les protagonistes, mais je ne suis pas assez expert en histoire antique de la Mésopotamie et des rois Babyloniens.

Je pourrais également parler du concept de Loi, et des différences entre ce système primitif et nos textes actuels, mais je préfère vous rediriger vers Wikipédia et Maître Eolas pour ces questions là.

Alors si je vous présente cette  oeuvre particulière, c’est parce qu’un des articles régit “la responsabilité professionnelle : un architecte qui a réalisé une maison qui s’est effondrée sur ses occupants et ayant causé la mort du propriétaire, on tuera l’artisan. Si c’est le fils du propriétaire qui est tué, on tuera le fils de l’artisan. Si c’est une esclave du propriétaire qui est tué, l’artisan devra lui fournir un nouvel esclave.”

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en presque 4000 ans, le concept de responsabilité professionnelle a vraiment évolué depuis ce texte fondateur, mais pas toujours dans le bon sens.

L’architecte ne joue certes plus sa vie (même si sa responsabilité reste importante), mais les interlocuteurs qui se sont greffés au système (contrôleurs en tout genre, experts, avocats, qualiticiens, assureurs, etc.) lui rendent la tâche bien plus ardue.

S’il est prêt à prendre un risque apparent, mais qu’il a finement calculé, ne devrait-on pas respecter un peu plus l’Idée de responsabilité ?

De nos jours, la tendance générale qui consiste à se couvrir en envoyant des mails d’une utilité douteuse à des interlocuteurs pas vraiment concernés, à demander des triple checkages sur des choses insignifiantes, ou encore à suspendre son avis à celui d’un autre (pour ne pas prendre ses responsabilités) empêche parfois de faire les choses au mieux et ralentit considérablement le processus.


Ecoutez, on ne peut même plus ouvrir un robinet sans avoir à remplir un formulaire 27B/6… Putain de paperasse.